Les vacances de Mia
By Mia Mickaël
Les vacances de Mia.
J’ai épousé un homme dominant. Sexuellement, ça me convient bien, mais dans la vie de tous les jours, c’est nettement moins facile.
Il y a quelques mois, mon mari a voulu aller dans un nouveau club libertin. Il aime ça, moi, pas tellement. Surtout que j’avais commencé à flirter avec une collègue et que je pensais beaucoup à elle. Dans ce genre de club, ça se passe comme ça : mon mari repère un couple dont la femme lui plaît et il me dit :
— Va les draguer!
Alors, soit je lui réponds « Va les draguer toi-même, lourdaud » soit, j’obéis. Oui, vous avez deviné, j’obéis. Et ce n’est pas évident, parce que je suis timide. Si, si. À la fois timide et exhibitionniste, mais un peu hypocritement, genre « Oh mon Dieu ce maillot blanc devient complètement transparent quand il est mouillé… »
Il me désigne un groupe de gens : deux couples dans la quarantaine accompagnés de deux filles d’une vingtaine d’années. C’est une des deux filles qui lui plaît. Je vais près d’eux et… Qu’est ce que je pourrais leur dire. J’essaie un « bonsoir », mais ils discutent entre eux et personne ne m’entend. Je ne vais pas crier quand même. Heureusement, une des femmes plus âgées me remarque et me dit :
— Qu’est ce que tu veux, petite ?

Impossible de répondre que mon mari veut baiser une des jeunes femmes qui est avec eux, donc, je réponds :
— Pardon Madame, mais mon mari et moi, on est nouveaux ici… et…
Ils me regardent tous maintenant. Un des hommes me caresse les fesses en disant :
— Tu as un joli petit cul, toi.
— Merci Monsieur, on pourrait… se joindre à vous ?
— Ton mari, c’est le grand costaud qui nous regarde ?
— Oui, Monsieur
— Ma femme sera ravie de se faire embrocher par lui. Va lui dire.
Je vais chercher mon époux, qui grogne :
— Je t’avais demandé de draguer la petite rousse, tu es nulle !
Vous voyez comment il est !
Heureusement, ça se passe bien. Mon mari plaît à toutes les femmes, donc il les baise et laisse même un des hommes lui lécher les couilles. Moi, je baise aussi… Les deux jeunes femmes sont des escortes de luxe. Par contre, les deux couples sont de la haute société et ils sont venus s’encanailler ici. Eh oui, on ne vit pas dans le même monde. Quand on parle voiture, par exemple, une des femmes a une Porsche, l’autre une Mercedes.
— Et toi mia?
— … euh… moi, le bus et le train. »
Je les fais rire. La même chose pour les vacances, ils parlent de Marrakech et des Seychelles.
— Et toi Mia, où as-tu été ??
— Berck-sur-Mer…
Ils sont morts de rire. Si vous connaissez Berck-sur-Mer, vous comprenez pourquoi. Mais moi, j’aime bien Berck, il y a des phoques sur un banc de sable près de la plage.
Je ne parle pas de mes vacances dans le Midi, en Tunisie, aux USA, parce que c’était avant mon mariage et j’étais un peu comme une… accompagnatrice.
En résumé, on leur plaît physiquement et en plus, moi, je les amuse. Ne parlons pas des escortes qui sont là pour gagner leur vie.
Par la suite, un des deux couples, Laurence et Harold, nous ont invités régulièrement à des soirées qu’ils organisent chez eux. Il s’agit de partouze VIP : champagne, caviar, fesses qui sentent le Shalimar, bites à l’haleine fraîche.
Harold, le maître de maison, et mon mari se rendent compte qu’ils ont des points communs comme le tir, les motos, les quads…
Il y a environ deux mois, ils nous ont invités à passer un week-end à Mondorf, au Luxembourg. Harold doit y aller régulièrement pour ses affaires. L’hôtel n’est pas un 5 étoiles, mais il leur plaît avec ses différentes piscines, dont une réservée aux naturistes. On peut même se balader à poil dans une petite partie du parc. Le soir, à table, mon mari raconte ce qui est arrivé le samedi précédent. Ça me gêne, mais lui, il trouve ça amusant.
Ce samedi, j’étais en plein grand nettoyage. Je déteste faire ça mais mon lui est maniaque et le matin même, il m’avait crié dessus : «?La maison est de nouveau dégoûtante, souillon?! Je veux que ce soir, tout soit impeccable.?»
Pppfffff…. Un samedi à nettoyer : l’horreur ! J’avais un vieux jean sale et déchiré, un tee-shirt qui ne valait pas mieux, des gants jaunes en caoutchouc, une raclette dans une main et un torchon dans l’autre. On sonne. Mon mari, qui regardait un feuilleton à la télé, crie :
— Mia, va ouvrir !
J’y vais. Il y a deux hommes. Le plus grand me dit :
— Va dire à ton patron que ses potes Milo et Luc sont là.
— Euh… Oui, Monsieur.
Je vais dire à mon « patron » :
— C’est Milou et Luc.
— Ah oui, c’est des collègues.
Il se lève et va accueillir ses potes en leur disant :
— Salut les gars. Alors, vous avez fait la connaissance de ma femme.
Le grand répond :
— Ouch ! On a cru que c’était la bonne !
Ça les fait rire tous les trois.
Mon mari raconte l’histoire à Laurence et Harold qui se marrent, eux aussi. Elle me dit :
— Mia, tu dois être très mignonne en bonne. Et j’ai du mal à trouver une fille un peu mignonne quand j’organise des soirées.
Je réponds :
— Pour les soirées libertines ?
— Non, là, on préfère qu’il n’y ait pas de personnel, il y a parfois des gens importants. C’est pour des dîners ou des après-midi où nous recevons des amis et des clients. Tu n’aurais pas envie de faire ça ?
Elle se tourne vers mon mari et ajoute ;
— Si tu es d’accord, bien sûr.
— Bien sûr, Mia serait parfaite en bonne.
Eh oh, j’suis pas une bonne, moi ! J’ai fait des études! Petites, mais quand même… Laurence me dit :
— On paie 200 euros pour la soirée.
Oh ! C’est beaucoup. Mais bon, je ne suis pas une bonne ! Ce qui n’empêche pas mon mari de répondre :
— On est d’accord, Mia va le faire.
Laurence lui tend la main en disant :
— D’accord.
Mon lui serre la main. Ça y est, il m’a vendue pour 200 euros ! Laurence ajoute :
— Si elle est stylée et souriante, elle aura sûrement des pourboires.
Des pourboires, maintenant ! D’un autre côté, pour faire des courses avec les copines, j’aurais enfin un budget. Sans devoir supplier mon mari. Sur le chemin du retour, je lui dis :
— Faire la bonne chez eux, c’est quand même humiliant.
— Tu pourras garder 100 euros et les pourboires. Point final.
***
Quinze jours plus tard, Laurence téléphone vers 10 h à mon mari, car elle a besoin de moi. Il me dit :
— Tu dois être chez eux à 17 h pour aider à préparer et tu seras payée 300 euros.
— Je pourrai garder 150 euros ?
— Oui.
Yesss ! À moi les magasins de fringues! Enfin, les magasins pas trop chers.
***
N’empêche, pour commencer, 17 h, c’est tôt !
En général, mon mari ne me dépose nulle part. Pour prendre le bus, je dois d’abord faire 15 minutes de marche rapide. Il m’a expliqué que c’est bon pour mes cuisses et mes fesses. Là, il me dépose chez les amis. C’est Alix, la fille de Laurence, qui vient ouvrir. C’est une jolie brune qui fait des études de droit. Je l’ai déjà aperçue, mais, je ne lui ai jamais parlé. Je lui dis :
— Bonjour… euh… je…
Mon mari me coupe et lui dit :
— C’est Mia, la nouvelle bonne.
Elle rigole et me dit :
— Suis-moi.
Mon mari va parler avec Harold, moi, je vais à la cuisine avec Alix. Elle s’assied et me regarde. Je suis toute gênée. Je lui dis :
— C’est… euh… ta maman qui…
— Je préfère que tu me dises «vous».
— Oui… Mademoiselle.
Ces trois phrases ont scellé nos rapports futurs. Elle pourrait être ma fille, mais, là, c’est ma patronne. Elle me dit :
— Tu es beaucoup trop maquillée. Tu es ici pour travailler, pas pour draguer. Une servante n’a pas besoin de maquillage. Va dans la salle de bains et enlève-moi tout ça.
— C’est pare que… comme, je suis blonde, sans maquillage, je suis un peu fade et…
— Et alors ? On ne doit pas remarquer une bonne. Plus elle passe inaperçue, mieux c’est. Arrête de discuter et démaquille-toi. Va dans la salle de bains et enlève tout ce que tu as sur le visage. Et, Mia…
— Oui, Mademoiselle
— Que ça ne dure pas des heures !
Elle exagère ! J’ai un métier, moi, et je fais ça juste ça pour… l’argent. J’ai très envie d’aller dire à mon mari que je ne veux pas le faire, mais… Je vais dans la salle de bain et je me démaquille rapidement.

Quand, je retourne à la cuisine et qu’elle me voit, Alix éclate de rire. Elle me dit :
— Pour ce qui est d’être fade, c’est vrai que tu fais fort !
J’ai les larmes aux yeux… Elle me dit :
— Ah, ne commence pas à pleurnicher ! Tu as accepté de le faire et tu es bien payée, alors assumes. Fais ce que je te dis, point final.
La même formule que mon mari. Quelle garce ! Je réponds :
— Oui Mademoiselle
— Bien, tu as un chouchou dans ton sac ?
— Euh… non… Mademoiselle.
— Prends un élastique qui est là et tire bien tes cheveux en queue de cheval. On n’a pas envie de trouver tes cheveux dans nos assiettes.
Moi qui avais passé du temps à bien me coiffer, je tire mes cheveux et les maintiens avec un gros élastique. Elle me dit :
— Prends l’uniforme qui est dans ce placard et mets-le.
— Je… je vais devoir mettre un uniforme… Mademoiselle ?
Elle pousse un gros soupir en levant les yeux au ciel. Bah, au point où j’en suis… Je n’ose pas demander où je peux me changer. J’enlève mes vêtements et me retrouve aussi nue que le jour de ma naissance. Alix me dit :
— Je comprends qu’avec un tour de poitrine de 75 A, tu ne mettes pas de soutien-gorge, mais tu pourrais au moins mettre une culotte. Je vais arranger ça.
D’abord, j’ai du 85 A ! Laurence, sa mère, arrive dans la cuisine à ce moment-là. Elle est surprise de me voir toute nue dans sa cuisine. Je lui dis :
— C’est… euh… ta fille qui… qui est allée me chercher une culotte, car…
Elle me coupe :
— C’est mieux de mettre une culotte, effectivement. N’oublie pas de me vouvoyer et de m’appeler Madame.
Telle fille, telle mère !
— Oui Madame.
Alix revient et dit à sa mère :
— Elle ne va quand même pas faire le service cul nu ! Je suis allée lui chercher une culotte.
— Tu as bien fait, ma chérie.
Elle me tend… une immense culotte, en disant :
— C’est le modèle pour grand-mère.
Je ne crie pas, je ne pleure même pas, me contentant d’enfiler cette culotte ridicule qui me couvre des genoux au nombril. Les deux femmes rigolent…

Je mets vite l’uniforme. C’est une robe noire à manches courtes et garnies d’un bord blanc, comme le col arrondi. Il sent la transpiration d’une autre, ce qui n’est pas très hygiénique, même pour une bonne ! Il y a aussi un grand tablier blanc et un petit diadème en tissu à mettre sur la tête. Cerise sur le gâteau, des chaussures plates, une pointure trop grande.
Les femmes me trouvent pas mal du tout en servante. Elles me font marcher et tourner sur moi-même, tandis que j’imagine ce que j’achèterai avec mon salaire. Alix m’annonce :
— Maintenant, on va tout préparer pour ce soir.
Traduction : «Tu vas tout préparer pour ce soir… pendant que je lirai les potins des people dans Voici». Elle ajoute :
— Encore une chose, Mia. Chaque fois que tu entres ou que tu sors d’une pièce, il faudra faire une révérence.
Elle joue, là ? Elle se fout de moi ? Non, elle attend que j’obéisse, alors… je fais effectivement une révérence, en disant :
— Oui, Mademoiselle.
— Bravo, tu es douée.
— Merci, Mademoiselle.
Je parlerai du service un peu plus tard. Disons que cette première expérience ne se passe pas trop mal. Je me fais bien gronder quelquefois, par Madame et par Mademoiselle Alix, car je ne réagis pas assez vite quand Madame agite la clochette. Celle-ci n’a rien à voir avec la Fée Clochette, c’est une petite cloche en bronze représentant un couple de paysans qui dansent. Là, on se croirait 100 ans en arrière. Après tout, je suis payée pour jouer un rôle et puis, pourquoi dire que c’est humiliant, être une bonne ? C’est un travail comme un autre. Enfin, tout de même un peu humiliant. Surtout quand on est bonne chez des gens riches, qui vous font bien sentir à quel point vous leur êtes inférieur.
Vers minuit, les gens s’en vont. Ouf ! Je suis crevée, je n’ai pas arrêté de courir de la cuisine au living-room. Je dois aller dans le couloir et faire une révérence à chacun des invités, en leur souhaitant un bon retour et une bonne nuit. Certains me refilent un billet dans la main. C’est assez spécial, mais au point où j’en suis… Madame me donne mon salaire : 300 euros pour une petite après-midi et une longue soirée de travail.
***
Durant le mois de juin, Laurence, je veux dire Madame, me demande de venir faire le service une après-midi et deux soirées. Alix est toujours aussi… directive.
Fin juin, mon mari n’avait pas encore décidé de ce qu’on ferait pour les vacances. Et puis, un soir, alors que je viens de rentrer à la maison avec mon caddy rempli de courses, il m’annonce :
— Bonne nouvelle, Laurence et Harold nous invitent un mois dans leur villa de Grasse.
— Sérieux ?
— Oui et ils paient tout, voyage compris. Mais…
Aïe ! Il y a un «mais» !
— … tu devras donner un coup de main.
Je gémis :
— C’est pourtant les vacances !
— Oui et alors ?
— Je serai leur bonne ?
— Nooon, pas vraiment. Il y a une bonne qui loge là. Toi, tu serviras à table et tu l’aideras à faire les chambres, la lessive…
— Alors je ne pourrai pas écrire et répondre sur le Net ?
— Tu auras quelques heures, l’après-midi.
Oh, mon Dieu ! C’est trop généreux ! Je lui demande :
— Et il y aura beaucoup de monde ?
— Je n’en sais rien. De toute façon, j’ai accepté. Point final. Et ne t’avise pas de bouder, sinon tu risques de manger debout, ce soir.
C’est les vacances. Ah, non, pas pour moi ! Et ce n’est pas fini : mon mari m’assène le coup de grâce en disant :
— Ils sont d’accord pour que j’amène Emma.
Emma, c’est sa filleule et ils s’adorent. Inutile de dire qu’Emma ne peut pas me blairer et que je le lui rends bien! Comme je ne dis rien au sujet d’Emma, mon mari ajoute :
— Je me rends compte que ce ne seront pas vraiment des vacances, pour toi…
Ah, ça, non ! Mais qu’est-ce qui va suivre ?
— Alors, le trek au Groenland avec tes copines, c’est d’accord.
— Pour les 15 jours en août ?
— Oui.
Je rêvais de faire ce trek avec les copines. Bon, ça me vaut ça.
***
Grasse, le 7 juillet.
On atterrit à l’aéroport de Nice. Ouf ! Je peux desserrer les mâchoires et les fesses : j’ai peur en avion. Mon mari et Emma, par contre, trouvent ça cool. Ils sont malades, ces deux-là ! Jusqu’à présent, elle ne m’a pas encore sorti de vacheries, trop occupée à roucouler avec son parrain chéri, tandis que je trouillais. Elle est habillée sexy : short en jean trop court et tee-shirt acheté au rayon fillettes, pour qu’on ne rate pas ses 95 B de tour de poitrine. En plus, ce sont des vrais. Garce ! Pour tout dire, je m’en fous que mon mari nique sa filleule, mais qu’il ne me l’impose pas pour les vacances !

Quand on a récupéré nos bagages, mon mari appelle celui qui vient nous chercher. C’est un jeune homme d’une vingtaine d’années, avec un fort accent du Midi. Mon mari se présente, d’abord, lui-même, puis Emma et moi :
— Voici Mia, ma femme, et Emma, ma filleule.
Le jeune homme, qui s’appelle Léo, demande à Emma :
— C’est toi qui viens pour faire le ménage ?
Mon mari répond :
— Non, c’est Mia, ma femme.
Plutôt surpris, le Léo. Il me regarde, puis m’annonce :
— Tu travailleras pour ma mère, c’est elle qui gère le personnel. Moi, je m’occupe de la piscine et de conduire la voiture pendant les vacances.
Mon mari monte à l’avant. Durant le trajet pour arriver à Grasse, il parle avec le jeune homme des motos et des quads qui sont à la villa, ainsi que des endroits où on peut en faire. Moi, je suis à l’arrière avec Emma. Elle en profite d’ailleurs pour se moquer de moi :
— Alors, comme ça, t’as changé de boulot, Mia ? Je suis sûre que tu dois être une servante très stylée.
Sale garce ! C’est grâce à moi si elle est invitée, ici. Ce ne sont pas ses parents qui tiennent un café qui pourraient lui payer ce genre de vacances. Je lui dis quoi ? Mon mari me jette un coup d’œil. Si je ne réponds rien à sa chère Emma, il va m’engueuler. Elle ajoute :
— Tu sais, ça va quand même me faire bizarre, de te voir en bonne. Ce sera avec un uniforme ?
— Mais, non…
Léo, qui conduit, nous dit :
— Ben, si. Enfin, une jupe noire, un chemisier blanc et un tablier.
Oui, ça, c’est un uniforme ! Voyant aussi bien que moi de quoi il s’agit, Emma en profite pour en remettre une couche :
— Super ! Je suis sûre que ça t’ira très bien.
Je pense très fort «Ta gueule !» et je lui tourne le dos pour regarder le paysage. On roule sur l’autoroute «A8» et bientôt, on arrive à Mougins. De là, on prend la route qui monte vers Grasse.
La villa ou plutôt le domaine se situe plus haut dans la montagne. Il s’agit d’une superbe maison du début du siècle passé avec quelques améliorations, comme une grande piscine et deux tennis. Il y a un garage près de l’entrée du parc. C’est là qu’on se gare. Mon mari et Léo prennent les bagages. Alix vient à notre rencontre. Mon mari l’embrasse et présente sa filleule. Les filles se ressemblent : deux grandes brunes à forte poitrine et qui portent des vêtements qui les mettent en valeur. C’est moi qui ai l’air d’une gamine avec mes petits nichons. Alix ne m’embrasse pas. Elle se contente de me dire :
— Je suis contente que tu sois là, Mia. Tu fais tellement bien la bonne…
Les autres se mettent à rire. Aah ? Elle a dit quelque chose d’amusant ?
Alix nous dit :
— Tout le monde est à la piscine ou à Grasse. Je vais vous montrer vos chambres.
Nous avons une chambre au 2e étage. Hélas, avec la vue sur les montagnes, pas sur la mer. Comme les autres chambres sont toutes occupées, Emma devra dormir dans une petite pièce au-dessus du garage. Bien fait ! Alix lui dit :
— Tu seras tranquille, là, ma chérie.
Ma chérie ! Elles se connaissent depuis 5 minutes mais elles sont déjà super copines. Alix m’annonce :
— Mia, tu devras te lever à 7 h 30′ pour que le petit déjeuner soit prêt à partir de 8 h.
Là, mon mari n’a pas l’air d’apprécier. Bien fait pour lui, aussi ! Il n’a qu’à pas m’obliger à faire la bonne. Il lui répond :
— Ah non, elle va me réveiller. Il n’y a pas une chambre pour elle ?
— Non, malheureusement.
Sautant sur l’occasion, Emma demande :
— Je peux dormir avec toi, parrain ? Mia n’a qu’à prendre la petite chambre au-dessus du garage, elle ne dérangera personne.
Je vais la tuer ! Lui ouvrir le ventre pour l’étrangler avec ses boyaux!!
En attendant, Alix trouve que c’est une excellente idée. Après tout, mon mari et Emma sont de la même famille. Tu parles ! Il n’est pas du tout son oncle, juste son parrain. Mon mari me regarde en disant :
— Quelque chose à redire, Mia ?
— Nooon, je n’ai rien dit.
— On fait comme ça, alors.
Alix a encore une petite surprise pour moi :
— Je vais vous présenter. Enfin, pas toi Mia. À partir de demain, tu ne seras plus que la bonne. Je me fais bien comprendre ?
— Oui…
— Oui qui ?
— Oui, Mademoiselle.
Là, je crois qu’Emma va avoir un orgasme.
Je m’en fous d’eux. Dans un mois, je pars avec mes copines et on va dormir chez les Lapons et…
— MIA !
— Oui… Oui, Mademoiselle ?
— Léo va te montrer ta chambre.
Je suis un peu sonnée, comme un boxeur qui vient de prendre une série de coups. Léo prend ma valise en disant « Viens ».
Après être sortis, on se dirige vers le garage. Il me demande:
— Ça va?
— Oui, oui… Enfin, je ne suis pas très à l’aise à l’idée de dormir là.
— Ma mère dort là et Amira, l’autre bonne, également. Il y a aussi les chiens qui dorment dans le garage. Tu ne crains rien.
— Et votre mère, elle est… facile?
— Tu peux me tutoyer, tu sais. Ici, je suis « homme à tout faire » pendant les vacances. Ma mère est assez exigeante.
Aïe! Il me montre la petite chambre au-dessus du garage. C’est monacal comme décor: un petit lit, une table, une chaise et un crucifix. Il m’annonce:
— Ma mère dort dans la grande chambre et Amira dans une petite chambre semblable à celle-ci.
Je vais à la fenêtre. Oh! On voit la mer. Le paysage me rappelle des toiles de Bonnard qui a habité pas très loin d’ici. J’adore Bonnard, sa femme lui a servi de modèle et il l’a peinte nue, très souvent. Il a peint sa maison sous tous les angles. J’aimerais la visiter..
— Mia, tu rêves?
— Pardon, je pensais à Bonnard.
— Viens, tu dois voir ma mère.
Nous retournons dans la maison principale. On va à la cuisine. C’est une grande pièce comme on en faisait au début du siècle passé. Madame Jeannine est une femme d’une bonne quarantaine d’années, grande et mince, mais qui a l’air… énergique. Elle nettoie de l’argenterie. Léo lui annonce:
— C’est Mia, la nouvelle bonne, m’man
— Ah oui, bonjour, Mia.
— Bonjour Madame.
— Tu es là pour le mois, c’est ça?
— Oui, Madame.
Tout en continuant de briquer un plat en argent, elle me dit:
— Bien. Voici ton programme. Le matin, tu dois être prête à servir le petit déjeuner à partir de huit heures. Donc, si tu es lente, il faudra être ici à sept heures quinze ou à sept heure trente, si tu es rapide. C’est Amira qui te réveillera.
Léo va prendre une bouteille de vin et se sert un verre. Il me demande:
— Un p’tit coup de rosé, Mia?
C’est sa mère qui répond:
— Exceptionnellement, alors. À partir de demain, tu seras à l’eau. Ou alors, juste un verre de vin, quand tu n’es pas en service.
— Bien Madame.
Je bois le rosé avec beaucoup de plaisir, pendant que Madame Jeannine me détaille ce que je devrai faire:
— Donc, ce sera debout à sept heures trente, si tu es rapide. De huit à neuf heures trente, il faudra servir le petit déjeuner. Et puis, faire les chambres et nettoyer. De plus, il y a toujours quelqu’un qui aura besoin de quelque chose. Et Mia…
— Oui, Madame?
— Tu es ici pour travailler, Amira aussi. Si vous voulez discuter, c’est après votre service.
— Bien, Madame.
— De midi à une heure trente, on sert le déjeuner. L’après-midi, lessive ou nettoyage, la maison est très grande. Le soir, il faut être prête à servir à vingt heures. Quand ils mangent ici, ce qui est rare.
— On m’a dit que je pourrais avoir un peu de temps libre, l’après-midi, parce que j’écris et…
Elle me coupe:
— Si je suis contente de ton travail, tu auras deux heures de liberté l’après-midi, en alternance avec Amira. Le soir, quand les patrons ne mangent pas ici, vous serez libres après le repas.
— Bien, Madame.
— Tu peux aller déballer tes affaires. Après, tu peux visiter le parc. Ils sortent ce soir, mais sois ici à sept heures pour le repas.
— Je ne mange pas avec eux?
— Tu rêves, ma fille! Depuis quand les bonnes mangent avec les patrons ?
— C’est que mon mari…
Elle me coupe à nouveau en disant:
— Madame m’a dit que tu seras une bonne pendant tout le mois. Le reste ne m’intéresse pas.
Léo essaie de me consoler:
— Tu sais, on s’amuse mieux ici qu’avec ces…
Mais sa mère le coupe sèchement:
— Léo, un peu de respect!
Puis elle se tourne vers moi en disant:
— N’oublie pas d’être là à sept heures. Tu peux disposer.
Je sors de la cuisine un peu sonnée, à nouveau. Bientôt, je serai chez les Samis (les Lapons) avec mes copines… En attendant, je monte dans ma chambre pour défaire ma valise. Quand c’est fait; j’ouvre ma tablette pour répondre à mes messages. Ensuite, je vais me balader dans le parc, avec un carnet pour prendre des notes pour mon journal.

Je respire l’odeur des fleurs, je danse avec les papillons… C’est pas si grave, faire la bonne. C’est ce que je fais chez moi, en plus de mon boulot. Emma a ce qu’elle veut: mon mari. Elle va me laisser tranquille.
***
Le soir, je vais à la cuisine. Amira est déjà là. Madame Jeannine nous présente, puis ajoute:
— Faudra bien vous entendre, les filles, puisque vous ferez équipe. Mais interdiction de bavarder!
On répond ensemble:
— Oui, Madame.
Et on se regarde en souriant. C’est une très jolie Maghrébine: elle a de grands yeux noirs d’antilope et un corps souple et sinueux. Son uniforme épouse ses courbes.
On mange à quatre: Madame Jeannine, Léo, Amira et moi. C’est froid, mais bon: de la charcuterie et une salade de tomates. Amira ne mange pas de charcuteries, mais des œufs durs. On a même droit à du caviar, parce que le dessus était moisi et que Madame a dit de le jeter. Madame Jeannine enlève le moisi, c’est quand même très bon… Dès que le repas est fini, Léo s’en va, car il a un rendez-vous galant. Amira demande:
— On peut aller se balader, Madame?
— Vous faites ce que vous voulez, sauf entrer dans la maison. Demain, je vous attends à sept heures quinze.
On lui souhaite bonne nuit et on sort. Il fait encore très chaud. Bizarrement, il y a beaucoup plus d’étoiles ici qu’à Paris. Amira me propose:
— Je vais nager, ça te dit?
— On a le droit?
Elle rit et répond:
— Pas du tout, mais on le fait quand même. Non?
— Oui…
Il commence à faire sombre. Je lui prends la main, elle se laisse faire. Sa main est chaude et moite. Je la serre en lui demandant:
— Si on nous attrape, qu’est-ce qui va se passer?
— Madame Jeannine nous donnera une corvée pénible à faire. Tu as peur?
— Non… parce que je suis avec toi.
On arrive à la piscine, Amira se déshabille, moi aussi. Je lui dis:
— C’est dur, ici. Tu es le premier rayon de soleil depuis que je suis là…
Elle commence par rire, puis répond:
— C’est gentil, mais il faut de bons yeux pour voir un rayon de soleil… Tu pourrais faire autre chose que la bonne de ces gens.
— Heu… c’est compliqué….
— D’accord, tu m’en parleras quand tu en auras envie.
Elle me prend contre elle, son corps est ferme, doux et moite. Elle sent très bon, une odeur sauvage de transpiration de fille d’Afrique. Ses seins s’appuient contre les miens, je sens même les poils de sa toison qui me chatouillent. Elle me dit:
— On saute dans l’eau?
— Dans le noir?
— Donne-moi la main. Un, deux, trois, go!
Ouch! Ça surprend, mais l’eau est tiède et rapidement, c’est très agréable. Amira me demande:
— Alors?
— C’est super agréable, merci Amira… Je suis si heureuse de t’avoir rencontrée. Tous ces gens sont tellement durs avec nous.
Elle rigole en répondant:
— Oui, les patrons sont des enfoirés, mais il y a des choses cool, tu verras. Je peux payer des études à mes jeunes sœurs qui sont douées. Dans deux ans, j’ouvre un resto avec elles…
On parle tout bas, l’une contre l’autre. C’est… émouvant. Je lui demande:
— Et toi, pourquoi tu fais la bonne?
— Tu sais, pour le moment, c’est pas facile pour nous. Les gens se méfient. Et puis, je suis spécialement bien payée parce que les patrons me trouvent belle. Ils veulent s’entourer de beaux « objets ». Allez, je fais quelques longueurs et puis on rentre. On ne sait jamais qu’ils reviennent plus tôt que prévu et viennent ici.

On nage, j’essaie de rester près d’elle. Et puis soudain, les lumières s’allument. Elle chuchote:
— Pas de panique, on a le temps de déguerpir. Prends vite tes vêtements.
On sort de l’eau et heureusement, on repère tout de suite le petit tas que font nos vêtements. Il est temps, les gens arrivent. On rit tout bas. Je lui demande:
— On ne risque pas de rencontrer Madame Jeannine?
— Non, elle regarde la télé.
J’aimerais beaucoup dormir avec Amira, mais je n’ose pas le lui dire. Je l’embrasse près de la bouche en la remerciant et c’est sincère.
***
Le lendemain Amira me réveille. Je m’habille et on est l’heure à la cuisine. Quand elles n’étaient que deux, Madame Jeannine se levait en même temps qu’Amira, mais maintenant, elle profite de ma présence pour dormir.
Amira est belle, efficace et elle sent bon…. Je l’aide à tout préparer. Léo arrive, il nous embrasse, sans doute parce que sa mère n’est pas là. Il apporte le pain, les croissants et des petits pains au chocolat. J’ai faim, mais Amira me dit:
Quand il fait aussi beau, tout le monde déjeune dehors. Il y a une très grande table de ferme en dessous d’un pin parasol… On met vite une grande nappe à carreaux. Ils s’encanaillent, là! Ensuite les assiettes, les tasses… Dès que les premières personnes arrivent, Amira me dit:
— Va les accueillir et les installer, puis demande ce qu’ils veulent boire.
Je me dépêche d’aller dans le jardin et je vois arriver… mon mari et sa nouvelle fiancée! D’autres personnes arrivent dans le jardin. Je fais une révérence en disant:
— Bonjour Monsieur, bonjour Mademoiselle (gggrrrr!).
Mon mari répond:
— Bonjour Mia.
Ils vont s’asseoir et je vois qu’il met sa main sur les cuisses nues d’Emma! Je leur dis:
— Voulez-vous du café, du thé?
Emma répond:
— Les deux.
Connasse! Je ne peux pas m’empêcher de répondre:
— Dans la même tasse, Mademoiselle?
Ça fait rire les personnes qui sont arrivées. Par contre, Emma, ça ne la fait pas rire du tout. Même si elle me dit:
— Très amusant, petite. On en reparlera.
Je regrette déjà ce que j’ai dit. J’apporte rapidement du café et du thé. Ensuite, je cours! Tous les gens arrivent et ils ont tous quelque chose de différent à demander. Vous et moi, on se contenterait de deux croissants et de trois pains au chocolat avec du café, mais eux, non. Il faut des jus de fruits, orange et pamplemousse, du yaourt, des œufs à la coque… Non, plutôt aux plats.
Je vais vite à la cuisine pour demander tout ça Amira, puis je cours le leur apporter. Quelqu’un me demande:
— C’est quoi ton nom?
— Mia, Monsieur.
— Ramasse ma serviette, Mia.
Et ça n’arrête pas! Enfin, à 9 h 30, les dernières personnes s’en vont. Amira vient me donner un coup de main pour débarrasser. Ensuite on doit faire la vaisselle, pendant que Madame Jeanine somnole, un Nice Matin étalé devant elle. Le jardinier et Léo discutent de la taille des bougainvilliers.
Et puis, soudain, Madame apparaît. Qu’est ce qu’elle vient foutre ici? Madame Jeanine se lève aussitôt, tandis qu’Amira et moi, on fait une révérence. Elle se plante devant Madame Jeanine et lui dit:
— On dirait que vous n’avez pas la nouvelle servante bien en main, Jeanine.
— S’il s’agit de la nouvelle servante, je n’ai pas encore eu le temps de…
— Elle a été insolente avec une de mes invitées! J’ai connu un temps où vous teniez la bride plus courte aux bonnes. Donnez une bonne leçon à cette fille. Ensuite, assurez-vous qu’elle présente ses excuses à Mademoiselle Emma. Je crois qu’elle est à la piscine. Et, Jeanine…
— Oui Madame?
— Je compte sur vous pour qu’elle se souvienne de la leçon.
— Oui Madame.
Ouch! Madame Jeanine m’attrape par un bras et me couche en travers de ses cuisses! Elle relève ma jupe d’uniforme. N’ayant pas de culotte, je me retrouve tout de suite avec les fesses à l’air. Une fessée, je supporte, sauf que… elle dit:
— Amira, passe-moi ma sandale.
Ce n’est plus une fessée, ça, pauvre de moi. En outre, elle a au moins du 43 et des grandes sandales de cuir. Je crie:
— Non, vous n’avez pas le droit!
— Tu vas voir si j’ai pas le droit!
Elle relève encore davantage ma jupe. J’essaie de l’empêcher, mais elle bloque mon poignet droit sur mes reins. Ensuite, elle tapote mes fesses en disant:
— Oh la belle cible!
Elle frappe mes fesses et ça fait le bruit d’un pétard qui explose.
PAF!!
— Aaaaaïïïïee!!
Elle me fesse tout en grognant:
— Pas le droit, tu vas voir si j’ai pas le droit!
Paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf!
Mon derrière est en feu! A force de crier, je finis par être à bout de souffle. Mes fesses dansent sur ses cuisses, elles remontent chaque fois qu’elle lève le bras, comme pour diminuer la distance entre elles et sa main.

Paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf!
J’arrive à crier d’une voix hachée:
— Je ne serai… Aaaïïïeee!… plus jamais insolente… Aaaïïïeee!… pardon.
Paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf! paf!
Mes fesses sont en enfer, le diable les fait rôtir! Enfin, elle s’arrête en gardant la main sur mes fesses brûlantes. Je continue à gémir et mes fesses continuent à monter et descendre. Elle me dit:
— Maintenant, tu réfléchiras à deux fois avant d’être insolente.
— Oui… bouh… hou… je ne serai plus insolente, Madame.
— Bon, maintenant, tu vas t’excuser.
Elle se lève et me prend par l’oréelle, je crie :
— Aie, vous me faites mal !
Elle me traîne comme ça jusqu’à la piscine. Mon mari et Emma sont allongés sur des transats. Il lit une revue de moto et Emma une revue de potins. Ce sont des intellos ! Elle s’adresse à Emma, en disant :
— Cette servante a été punie, Mademoiselle. Elle voudrait s’excuser d’avoir été insolente.
Emma me regarde, baîlle, glisse la main dans la culotte de son maillot et finit par dire :
— Pas maintenant, je suis occupée.
— Bien Mademoiselle.
Jeanine m’attrape à nouveau par l’oreille et on refait le chemin vers la cuisine, moi pliée en deux et gémissante.
— Tu sais ce qui va t’arriver… Tu as sûrement un truc à récurer, non?
Cette fessée, c’est vraiment trop! Elle me le paiera et lui aussi.
***
— Qui lui? Tu parles de ton mari?
— Oui, la Voix.
— T’as mangé du lion, toi?
***
Bien sûr, sans argent ni papiers, je vais devoir être très maligne pour arriver à me venger. N’empêche que cette fessée, je l’ai en travers de la gorge. Enfin, façon de parler.
Le lendemain à 16 h, Amira et moi, on supplie Madame Jeanine de nous donner enfin quartier libre, comme on y a soi-disant droit. Ne fut-ce que pendant une heure ou deux. Madame Jeanine est sur le point d’accepter, quand Emma arrive dans le living et dit:
— Mia, living.
Merde! Je suis cette petite garce dans le salon. Alix ouvre des paquets. Elles ont été faire des courses à Cannes. Emma s’assied dans un fauteuil en disant:
— On a fait les boutiques pendant des heures et j’ai les pieds en compote. Tu sais sûrement masser les pieds, toi ?
Question vicieuse, puisque je ne peux que répondre:
— Oui Mademoiselle.
En réalité, je rêve qu’on m’offre une tronçonneuse pour pouvoir les lui couper, ses pieds. Elle ajoute:
— D’habitude, je demande ça à ton mari, mais j’ai mis des baskets et j’ai peur que mes pieds puent. Tu me diras…
Elle va peut-être tomber raide morte la seconde suivante… Non! Elle me dit:
— Et alors, tu es devenue complètement idiote? Tu te mets à genoux, tu enlèves mes baskets et tu me masses les pieds!
J’obéis, bien sûr, en me mettant à genoux, les fesses sur mes talons, tandis qu’elle pose ses sales baskets sur mes cuisses. J’enlève ses chaussures. Elle n’a pas mis de chaussettes et oui, ses pieds puent, surtout quand elle me les met dans la figure, en disant:
— L’odeur te plaît?
— Oui Mademoiselle.
— Masse-les bien, si tu ne veux pas que je redemande à Jeanine de s’occuper de tes fesses.

Non, je ne veux pas qu’elle se plaigne à Jeanine. Donc je masse très soigneusement les plantes de ses pieds. Ils sont humides de sueur et ils sentent la vieille basket… Pendant que je masse un pied, elle pose l’autre sur mon épaule contre mon cou et me caresse la joue. Ma joue va puer jusqu’à la fin des temps! Elle dit:
— Maintenant, je veux que tu suces mes orteils.
Surtout ne pas vomir sur elle. Oui, bon, ce n’est pas à ce point-là. Je suce ses orteils et j’ai le goût salé de sa sueur en bouche! Alix fait quelques photos en disant:
— Je les envoie sur le Net. Ça te fera de la pub.
Ne pas mordre! Quand j’ai léché ses orteils, Emma fait remarquer à Alix:
— C’est plus fun que se laver les pieds!
Ça les fait rire! Emma finit par me dire:
— C’est bon, retourne travailler.
Je fais une révérence et retourne à la cuisine, en crachant dans un Kleenex pour chasser ce goût de ma bouche.
***
Aujourd’hui, Madame Jeanine doit laisser partir Amira, car elle doit faire des courses avec ses patrons. Résultat, c’est moi qui suis « de garde ». C’est-à-dire prête à bondir au moindre caprice d’un des invités.
Léo arrive et annonce à sa mère :
— Un pote m’a dit qu’il a vu des champignons vers le vallon de Clairette. Ils sont orange, paraît-il. A mon avis, ce sont des coucoumelles.
— Il t’a précisé où ?
— Oui.
— Super. Va les chercher. S’il y en a beaucoup, j’en préparerai un peu et on vendra le reste.
— D’accord, mais il me faudrait quelqu’un pour m’aider, il y en a beaucoup.
— Prends Mia.
Ouaaais ! Un peu de distraction ! Je sors de la cuisine avec Léo, qui m’explique :
— Tu dois mettre un jean et un tee-shirt à longues manches, Mia.
— Un short en jean ?
— Non, un vrai pantalon, on va dans les broussailles.
On va au garage où se trouve ma chambre, je demande à Léo :
— Vous ne montez pas ?
— Non, dépêche-toi. Et puis, tu peux me tutoyer, j’ai rien à voir avec les gens de la maison.
Je vais enfiler un jean un peu déchiré et un chemisier pas très propre, mais, bon, c’est pour aller dans les broussailles. Léo a une moto, une 50 de cross. Il me donne un casque. On roule sur une petite route qui monte dans les collines de l’arrière-pays de Grasse. Je me colle bien à lui. On arrive sur un chemin qui longe un profond vallon. Il y a beaucoup de végétation.
Il s’arrête et il cache la moto dans un buisson, après avoir mis un gros antivol. Je lui dis :
— Je suis si contente d’être avec toi. J’en ai vraiment assez de tout ce qu’on me fait voir.
— Fallait pas accepter de faire la bonne pendant tes vacances.
— C’est à cause de cette petite garce d’Emma qui…
Il me coupe :
— Non, le problème, c’est ton mari !
— Oui, tu as raison. Au début, son côté dominant me plaisait. Mais maintenant c’est trop. Je ne vais pas continuer comme ça.
— J’espère pour toi… Bon, on va descendre vers les sources de la Siagne. C’est assez raide, mais il y a des coucoumelles. Le nom français est oronges.
— Des oranges ?
— Mais non, oronges, ce sont des champignons. On les appelle aussi Amanites des César.
On descend un petit sentier, parmi la végétation dense. Léo regarde un peu partout. Soudain, il s’exclame :
— Là !
Je vois une boule orange. Il la cueille, puis m’explique :
Il y a un pied et un chapeau, comme pour la plupart des champignons. Mais en plus, comme il s’agit d’une amanite, il y a une volve à la base du pied et un anneau en dessous du chapeau.
Il m’explique soigneusement la différence entre celui-ci, délicieux, et l’amanite phalloïde, mortelle. Tiens, je ferais bien une bonne omelette avec ces champignons pour Emma… Léo me dit aussi de ne prendre que les jeunes. Les plus âgées, on les laisse aux limaces. J’en trouve bien 6 ou 7. Ils sentent bon, j’espère que je pourrai en goûter un. La récolte des champignons, c’est un peu comme chercher des œufs en chocolat à Pâques.
Je ne drague pas Léo, il pourrait être mon fils… si je l’avais eu très jeune. Mais, bon, mon chemisier bâille et il louche quand même un peu sur mes nichons. Par moment, je m’appuie sur lui et je le regarde en battant des cils, des trucs de fille qui ne dirait pas non. On a très chaud tous les deux et il me demande :
— Tu veux qu’on aille se baigner dans les sources de la Siagne ?
— Oh oui, j’adorerais, mais une source, c’est un filet d’eau.
— Celles-ci se trouvent au fond d’une grotte et c’est une petite rivière quand elles en sortent.
Me baigner dans une source, comme une nymphe, l’idée me plaît beaucoup. On doit descendre tout le versant de la colline… D’assez haut, j’aperçois la Siagne qui semble surgir d’une grande ouverture dans des rochers. En fait, elle sort vraiment d’une grotte d’assez grande dimension. Le sommet de la grotte permet d’aller sur l’autre rive. Léo me dit :
— C’est le pont naturel de Donadieu. L’eau est très fraîche, je ne suis pas sûre que tu sois cap’ d’y aller.
— Moi pas cap’ ? Tu vas voir.
Quand on arrive au bord du ruisseau, Léo met le panier d’oronges à l’ombre et le recouvre de quelques feuilles de fougères. Oui, il y en a ici. Il se déshabille, moi aussi. On se regarde du coin de l’oeil, en se disant, moi « Pas mal, les abdos et le torse musclé et puis un sexe qui a l’air tout à fait comestible ». Lui, j’imagine, « Beaux petits nichons, et puis un cul de pouliche, un sexe épilé, je vais en faire mon 4 heures. »
Quand on est nus, comme Adam et Ève, sauf qu’on sait très bien qu’on est à poils, je lui dis :
— C’est le meilleur moment de mes vacances, mille mercis.
Je m’approche pour lui donner un baiser sur la joue, on entend « plouf » ! Je saute dans ses bras de saisissement. Il referme ses mains sur ma taille en disant :
— N’aie pas peur, ce n’est qu’une grenouille.
On est collés l’un à l’autre par notre sueur et… il m’embrasse, mais bien. On mélange nos langues, on échange nos salives. C’est lui qui quitte ma bouche pour me proposer :
— On saute ?
— Oui, mais tu restes près de moi.
— D’accord. Un, deux, trois, go !

Ouch ! C’est glacé. Je m’accroche au cou de Léo. Il me dit :
— On doit bouger. Nage.
Je barbote un peu… Il y a des grosses grenouilles! Pppfff, même pas peur. Enfin si, un peu quand même. Je ne m’éloigne pas trop de Léo. Et puis, on joue, on se frôle, on s’embrasse, il caresse mes fesses, je caresse son sexe qui grandit dans ma main. Et si on passait aux choses sérieuses ? Je lui chuchote :
— Je suis mouillée.
Ça le fait rire, il répond :
— Moi aussi. Viens, on sort.
On est pressés tous les deux. On remonte sur la rive, je m’ébroue comme un chien mouillé… Léo a étalé nos vêtements sur l’herbe et les petites plantes de la berge. Je me couche sur le dos, parce que j’ai envie de le sentir sur moi et en moi, de la tête aux pieds. Je n’ai pas baisé pendant ces vacances, je vous signale. Il se couche sur moi et son sexe vient flairer ma chatte qui s’offre. Je croise mes pieds sur ses reins et ses fesses et je l’enfonce en moi. Je pousse un cri quand il me pénètre, je suis serrée à cause de l’eau glacée. Il m’a dépucelée…
On est bouche à bouche tandis que son sexe va et vient en moi. Comme je vous l’ai dit, je n’ai pas joui du tout pendant ses vacances, même pas avec mon médius chéri, tellement j’étais fatiguée et déprimée. Alors, là, c’est la fête à mon cul. Je bats des records et jouis en quelques minutes. Léo continue à me baiser… et ça repart… Mais ça prend bien une dizaine de minutes et c’est encore plus fort! Un vrai feu d’artifice : oh la belle rouge ! oh la belle bleue ! Il jouit, aussi. Il s’était protégé bien sûr. On reste un moment l’un dans l’autre, puis il me donne une claque sur les fesses en m’annonçant :
— On doit y aller.
On se décolle. À contrecœur, en ce qui me concerne. Je me relève avec les jambes tremblantes. Et puis on aperçoit deux jeunes couples assis un peu plus haut. Ils ont assisté au spectacle. Ils sourient. Une jolie blonde lève le pouce en disant :
— Wunderbar !
Léo répond :
— Danke schöne.
Ils nous rejoignent et se déshabillent, ils veulent nager ou baiser.
Léo récupère le panier de champignons. On leur fait signe de la main avant de reprendre le chemin qui monte sec. Nous repassons vers le coin à champignons, il y en a encore un peu. On arrive tard à la maison. Madame Jeanine commence par nous engueuler, mais Léo lui montre le panier plein de coucoumelles et elle se calme aussitôt.
Léo me plaît vraiment.
***
Ce soir, je trouve enfin trouvé le courage de parler à Amira. Je vais dans sa chambre. Elle était occupée à se déshabiller.
— Oui, Mia ?
Je suis hypnotisée par son corps qu’elle dénude. Elle est trop belle : des seins en poires, des fesses rondes, une peau ambrée, luisante parce qu’il fait très chaud, le buisson de poils noirs sur son pubis, les petits buissons de ses aisselles, les…
— MIA !
— Euh… oui… J’ai rêvé de toi, la nuit dernière.
Elle s’est couchée sur son lit, un bras derrière la tête, elle sent… l’Afrique.
— MIA !
— Oui…
— C’était quoi ton rêve ?
— Je… on était dans un lit et… je t’embrassais et….
— Vas-y, fais comme dans ton rêve.

Oh putain ! Après m’être assise sur le lit, je l’embrasse dans le cou, puis je descends pour couvrir ses seins de baisers. Ensuite j’embrasse les poils humides de ses aisselles. Ça la fait rire, elle caresse ma tête en murmurant :
— Descend d’un étage.
— Oh oui !
Je m’installe à plat ventre entre ses cuisses et j’embrasse sa chatte à pleine bouche. J’ai dit qu’elle avait une odeur d’Afrique, mais aussi marine. Une odeur acidulée vers le méat. Je commence à la lécher, sa chatte a un goût fort, épicé, légèrement salé. Marc Antoine a dû avoir le même goût en bouche quand il léchait le minou de Cléopâtre…

Elle a replié une jambe et me caresse la nuque avec son pied. Je lèche tout depuis le clito jusqu’à l’œillet foncé de son derrière, en suivant son périnée. Elle tangue sous ma langue. Je remonte et me concentre sur son clito. Elle doit être en manque, elle aussi, parce qu’elle réagit fort, son bassin vient au-devant de ma langue et rapidement, elle jouit. Je lèche encore, pour tout nettoyer : je suis une servante ! Elle me dit :
— Tu aimes ma chatte ?
— Ton corps, ta chatte, ton goût, tes odeurs… tout. Dis, je peux dormir avec toi ?
— Oui.
Elle se met sur le côté et je me colle à elle… Je suis trop bien.
***
C’est bientôt la fin du séjour. Emma continue à m’humilier chaque fois qu’elle en a l’occasion. Léo me montre comment reconnaître les asperges sauvages, tandis qu’Amira me laisse coller ma bouche à sa chatte.
Je passe sur les adieux, je ne regretterai qu’Amira, Léo, les oronges et la Siagne.
Nous prenons le train pour Paris. On dort dans un Formule 1. La chambre ressemble à une cabine de bateau. Mon mari et Emma dans un lit et moi seule dans un autre. C’est normal, ça, à votre avis ?
***
Le lendemain, on a rendez-vous à 11 h aux éditions Millevertus qui publient mes livres. C’est la première fois que je reviens ici. Les hôtesses d’accueil sont toujours déguisées en chattes sexy. C’est moi qui ai rendez-vous avec « mon » éditeur, mais Emma voulait voir une maison d’édition. Elle est donc là et mon mari aussi!
L’hôtesse chatte nous conduit à une salle de réunion, je regarde ses fesses remuer sous sa queue. On est reçu par le directeur et Bruce Morgan. On s’embrasse, je présente mon mari et Emma (ggrrr!)
Le directeur me dit:
— Ma chère Mia, vos livres se vendent bien et nous allons publier les tomes 5 et 6 de « Mia sans dessous ». Pour la suite, il faudra vous renouveler.
— Euh… oui pas de problème.
— Il faut intéresser plus de gens.
— Oui…
Bruce intervient:
— On avait parlé de faire des histoires qui se passeraient au Magdalénien, ça me brancherait de faire des dessins de cette époque.
Le directeur répond:
— C’est une bonne idée, mais ça ne toucherait pas d’autres lecteurs. Mia, que proposez-vous?
— Oui… euh… je dois réfléchir…
— Pour renouveler votre contrat, il nous faudrait des idées, de bonnes idées.
Emma, qui n’a rien à foutre ici, y va de son grain de sel:
— Ce n’est pas la bonne façon de prendre Mia.
Elle se tourne vers mon mari, en ajoutant :
— Hein chéri?
Il me dit :
— Va attendre dans le couloir.
Non mais il est malade! Je suis chez « mon » éditeur avec « mon » dessinateur.
Il dit nettement plus fort
— MIA! Dehors!
Je vais attendre dans le couloir. Y en a marre! Je dois faire un gros effort pour ne pas pleurer. Quinze minutes plus tard, Emma vient me dire:
— Tu peux revenir.
Oh, que j’aimerais la balancer par la fenêtre. Quand je suis dans la pièce, ils continuent à discuter sans faire attention à moi… Enfin, le directeur se tourne vers moi en disant :
— Mademoiselle Emma, qui est charmante, nous affirme qu’il n’y a qu’une façon de faire avec vous : la carotte et le bâton. Alors, pour le bâton, allez vous mettre là!
Il me désigne un des coins de la pièce. Emma en remet une couche :
— Allez Emma, au coin!
Je suis passée dans une 3e dimension! Je vais me réveiller. Emma ajoute:
— Réfléchis très, très fort. On te laissera là jusqu’à ce que tu trouves une idée. À ce moment-là, tu auras la carotte, c’est-à-dire quartier libre pour aller voir tes nénuphars.
Mes nénuphars? Ah, oui, il s’agit des Nymphéas, le chef-d’œuvre de Monet à l’Orangeraie… Je rêve de les voir depuis des années, mais ça n’intéresse personne. Emma me dit:
— Mets-toi à genoux, le nez contre le mur et les mains croisées sur la nuque!
Au point où j’en suis, j’obéis, ça fait rire les hommes. Il y a de quoi, je le reconnais. Bon, comment me sortir de cette situation ridicule et m’échapper ? Trouver une histoire! Je veux aller voir les Nymphéas et puis je… Stop! Trouve une histoire. Gnnnnn! Je pousse… et idée vient. Je leur dis:
— J’ai trouvé.
Emma y va d’un petit commentaire à sa façon:
— Vous voyez? Avec Mia, il n’y a que le bâton qui fonctionne.
Mon mari abonde dans son sens:
— Tu avais raison, ma chérie.
Puis, à moi:
— Vas-y Mia et sans « euh… » dans chaque phrase!
— Oui… euh… pardon! Une jeune Rom se fait draguer par un homme. Elle… euh… pardon…
Je leur raconte mon histoire. Il y a un silence à la fin. C’est Bruce qui le rompt en disant:
— Ça me plairait de dessiner ça… Je suis partant.
Le directeur trouve, lui aussi, que c’est une histoire intéressante. Il me dit:
— Cette histoire va plaire à plus de gens et du moment que Bruce est d’accord, je vais vous faire établir un contrat.
Yeeessss! Je me relève et frotte mes genoux. Emma me dit:
— Maintenant la carotte : tu es libre, mais sois à l’hôtel pour 22 h.
Le rouge aux joues, je réponds:
— Merci, Mademoiselle Emma.
Après avoir salué Bruce et le directeur, mon mari et elle, s’en vont. Le patron me dit:
— Tu acceptes vraiment tout!
Je me mets à pleurer d’humiliation et… de frustration. Bruce me console un peu en disant:
— Tu es dépassée par ce qui se passe, c’est ça?
— Ouiiiii… c’est ça et j’en ai marre!
— Alors agis, Mia.
Le directeur demande par téléphone qu’on lui apporte les contrats. Nous signons des avenants pour une nouvelle histoire nommée provisoirement nommée « Alpha et Omega ». Je lui demande:
— Je pourrais avoir une petite avance sur les droits d’auteur?
— Ça ne se fait pas à la signature.
— C’est que mon mari ne m’a rien donné. Je n’ai que 20 e.
— Passe à la compta, je leur dirai de te donner un peu d’argent.
On prend congé du directeur et je vais chercher mon avance, 100 e. Je ne vais pas aller loin avec ça ! Bruce me dit:
— J’ai un service à te demander.
— Oui, tout ce que vous voulez.
— Je dois faire un dessin d’une pute et de son client au Bois de Boulogne. Je voudrais qu’on y aille, tu fais la pute et moi le client. Ça me permettra de faire des croquis proches de la réalité.
Moi, je voulais aller voir les Nymphéas! Mais bon, c’est Bruce et puis, je dois bien avouer que faire la pute au Bois de Boulogne, c’est comment dire…
***
– Un fantasme ?
Oui, merci, la Voix.
***
Alors, je réponds:
— D’accord.
On va au bois. Il y a quelques filles et des travelos. Bruce s’arrête à côté d’une belle fille. Il sort de la voiture et discute avec elle. Il lui montre des dessins et lui donne de l’argent. Il revient à la voiture et me dit:
— Voilà, elle va faire les photos. Sors de la voiture.
La fille vient m’embrasser, ensuite, elle dit à Bruce:
— Elle n’est pas assez aguichante. Je vais prendre des vêtements dans ma voiture.
Sa petite bagnole est garée pas loin, elle revient avec une large ceinture en tissu rouge, qu’elle me tend. Oh, c’est une mini-jupe, mais alors vraiment mini! Elle me donne aussi un top, qui m’arrive juste sous les seins et des chaussures à hauts talons. Ça plait à Bruce qui lui dit:
— Parfait. Elle peut se changer un peu plus loin?
— Oui, venez.
On pénètre dans la forêt. Derrière un buisson, il y a le baisodrome de la fille. Le lit, c’est une couverture posée sur l’herbe et le lavabo, une bouteille d’eau. Sommaire, le baisodrome… Je me déshabille. La fille me dit:
— Tu es mignonne, t’as pas envie de travailler avec moi?
— C’est que… je dois rejoindre mon mari.
— D’accord. Mais c’est dommage, tu aurais du succès.
Ça me fait plaisir. Je veux dire, le compliment. Bruce a sorti son cahier de croquis et il dessine…

Je veux bien croire que j’aurai du succès, la mini à peine mes fesses! La fille lui dit:
— Il ne faut pas qu’elle aille près de la route, des clients vont s’arrêter et si elle refuse, ça va les faire râler.
Bon, je me balade un peu dans le bois, je m’appuie contre un arbre. Bruce fait plein de croquis, puis il dit à la fille:
— Je voudrais qu’elle me suce.
— D’accord. Ici, on n’est pas vu de la route.
Bien sûr, je ne peux rien refuser à Bruce. Je me mets à genoux. Il a déjà sorti son sexe. Je le prends à deux mains et je tire pour dégager le gland. Je commence à le lécher en montrant bien ma langue.

Au-dessus de moi, j’entends le « kricch krichh » de son marqueur sur le papier. Je le suce consciencieusement, tandis qu’il continue à dessiner. Au bout de quelques minutes, il me dit:
— Mets-toi à quatre pattes et offre-toi.
Pas de problème, d’autant plus que je suis vraiment excitée. Je vois qu’il se protège. Il me pénètre d’autant plus facilement que je suis plus mouillée qu’un mois d’octobre en Belgique ! En relevant un peu la tête, je vois des yeux dans un buisson plus loin: un voyeur. Je sais, c’est bizarre, mais j’aime les voyeurs. Alors, Bruce qui me baise à grands coups de reins, la pute et le voyeur qui nous regarde, ça fait beaucoup. Je me mets à gémir et me tortiller. Bruce me donne une claque sur les fesses en disant:
— Bouge pas trop, je dessine.
Ouch ! Ça va être difficile. Je sens que ça vient et je jouis… discrètement. Enfin, j’essaie! La fille rit et me dit:
— Ça, c’est pas très pro…
Bruce continue un moment, mais il a déposé son bloc et son marqueur et lui aussi jouit… sobrement. Il se rajuste et moi je remets mes vêtement civils. Il me dit :
— Merci, j’ai les dessins que je voulais. Ah, j’oubliais, tiens !
Il me tend un billet de 50 e, en disant :
— Reste avec le billet en main, je vais te dessiner.

Je rougis, le bras tendu, un billet à la main. La pute se marre, le voyeur aussi sans doute. Après quelques minutes il referme son bloc en disant :
— Tu peux le garder. Tu as bien travaillé.
— Merci.
— Dis, je suis ennuyée de t’avoir fait rater ta visite de l’Orangeraie. Tu veux qu’on y aille ensemble ?
— Oh ouiii! Ce serait vraiment trop bien de le faire avec vous… Merci, vous êtes super gentil.
On dit au revoir à la pute et on reprend sa voiture. . Il est 3 h de l’après-midi, ça va, on aura le temps de les voir les Nymphéas et ensuite… Je ne sais pas ce que je ferai. Il se gare aux Tuileries.
On va dans l’Orangeraie. On arrive dans la grande salle par un couloir. Normal? Non, anciennement, on arrivait par un escalier au centre de la pièce et on était entourée par les peintures. Bruce me dit :
— C’est vrai que c’est beau. Tu as déjà vu Giverny ?
— Non, je rêve d’y aller.
— J’aime beaucoup le pont Japonais qui se trouve entre les deux étangs aux Nymphéas. J’aimerais te dessiner sur ce pont. Je sais me libérer quelques jours, ça te dirait ?
— Ouiiiii !!!
Il ajoute :
— Ça ne t’empêchera pas d’écrire ?
— Non, je vous jure, j’écrirai tous les jours et ça me donnera des idées.
— OK, on part demain et pour ce soir, il y en a un endroit où tu aimerais manger ?
— Depuis que je suis petite, je rêve de manger sur un bateau mouche.
Bruce rit, puis me dit :
— On mangera en bateau mouche.
Fin.

Auteure passionnée, j’explore la sensualité et la soumission à travers mes récits.